Chapter X – Belgrade – Serbie

Belgrade

Repasser à nouveau la frontière macédonienne serbe fut un défi, j’ai été en difficulté tous les derniers passages que j’ai accomplis à travers les check-points … Être incité à payer des backshishs pour les Serbes, être contrôlé pendant des heures sous prétexte de présomption de trafic de drogue, de traite ou trafic d’humains, etc. …. être volés par la police de la frontière macédonienne … bien … Honnêtement, je n’étais pas à l’aise de passer à nouveau le point de contrôle Tabanovce-Presevo … Mais, de façon surprenante, cela s’est bien passé et mon chemin vers Belgrade a été l’un des plus directs.

Après avoir traversé le pays en une nuit, après un court sommeil dans une station-service, je suis finalement arrivé à l’ancienne capitale yougoslave. Trouver le camp miksaliste a été plus facile que prévu et pour la première fois, j’arrivais sur la place à ma première tentative. Ensuite, après une introduction rapide à l’équipe de coordination, j’ai commencé le travail de suite.

 

exile (395 of 500)Miksaliste est une ancienne salle de concerts utilisés pour les festivals d’été dans le quartier des quais de Belgrade où se basait la majeure partie de la vie culturelle de la ville. De nos jours, le gouvernement Serbe reconstruit le quai d’une manière totalement différente, avec des auberges de jeunesse “hype”, des hôtels de luxe et tout une gamme de merdes excessivement chères … exile (394 of 500)Le camp est placé directement au milieu de cette zone sur un espace carré qui pourrait recevoir environ mille personnes.

Les concerts ont été supprimées et l’infrastructure du lieu est utilisée pour l’aide. exile (393 of 500)Les étagères de stockage, les conteneurs qui étaient censées accueillir des artistes étaient maintenant utilisés comme des douches, des toilettes, etc. qui servaient à recevoir les personnes dans les besoins.

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Au final, les Serbes, au vu de leurs moyens et de la situation catastrophique de l’été 2015, avaient réussi à gérer la crise avec beaucoup d’efficacité.exile (406 of 500)

exile (386 of 500)Pendant les derniers mois, je me suis habituée à ce travail, en préparant du thé, du café, du tri, de la nourriture, etc . «seuls l’endroit et les gens changent, le travail est toujours le même …» exile (385 of 500)En disant cela, je me rendais compte de ce que j’avais fait pendant les 7 derniers mois, et j’étais en quelque sortes prêtes à faire face à tout type de situation. exile (387 of 500)Ensuite, même si le travail était encore difficile, même s’il était toujours troublant et pénible de voir ces personnes qui luttent pour survivre, j’étais maintenant confiant pour gérer l’ensemble de ce processus d’aide. exile (397 of 500)exile (384 of 500)Et je dirais que le bénévolat dans le camp de miksaliste a été l’une des parties les plus faciles du voyage.

 

exile (401 of 500)C’est peut-être venu des gens qui m’entourent, une ribambelle de Serbes et d’autres volontaires internationaux qui se sont autant impliqués que moi, un paquet de volontaires venus des quatre coins du globe.

 

 

exile (405 of 500)Nous travaillions tous ensemble tous les jours et passions la majeure partie de notre soirée à siroter et à parler au café mikser ou au KC Grad Club. D’une certaine manière, nous Étions tous sur la même longueur d’onde, tous énervés par les horribles nouvelles de la fin des routes des Balkans, tous essayant de comprendre quelle était la meilleure façon d’aider … exile (396 of 500)Finalement, je pense que la ville a joué un grand rôle dans mon expérience car il y avait toujours quelque chose à faire, toujours quelqu’un à rencontrer et j’ai même trouvé le temps de m’amuser à faire quelque chose qui n’est pas lié à la crise …
Je me suis fait de bons amis, j’ai travaillé dur et j’ai trouvé de vraies personnes, de bonnes personnes qui ont partagé leurs expériences, nos passions communes venant créer une force plus grande qui espérons-le, nous ferait surmonter les choses.

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Et même si la route des Balkans était «officiellement fermée», rien n’a vraiment changé et nous voyions des personnes arrivant d’Afghanistan, d’Irak, d’Afrique du Nord, etc. tous les jours.exile (409 of 500)

exile (412 of 500)J’ai même découvert que la ville était le point d’arrivée de nombreux autres réfugiés et demandeurs d’asile tels que bosniaques, Kosovars, albanais … (Les populations qui souffrent encore de la chute de la Yougoslavie et de la guerre des Balkans des 90″), exile (411 of 500)mais aussi Ukrainien, Russe, les Iraniens et d’autres personnes qui fuyaient le gouvernement de leur pays pour une quelconque raison, plus souvent en raison du manque de droits de l’homme, de conflits religieux et sociaux ….

 

Chaque jour, au moins 30 à 40 nouveaux arrivants s’entassaient dans l’afghani parc”, le premier espace devant la gare routière et ferroviaire de la capitale. Ensuite, ils arrivaient à miksaliste. Et chaque soir, on pouvait apercevoir ces mêmes personnes dormantes dehors dans le parc ou dans les rues. Ils étaient ravis que le temps devienne plus chaud, même s’il faisait encore froid … et que les choses ne s’arrangeraient pas avec la météo…

Chapter X – Belgrade – Serbia

Belgrade
To cross again the Serbian Macedonian border was a bit of a challenge for me as I’ve been in troubles all the last passages I made through … Being asked to pay for nothing by the Serbs, being checked for hours because of drugs dealing presumption, human trafficking etc … Being stolen gears and goods by the Macedonian border police … Well … Honestly I wasn’t comfortable crossing the tabanovce-presevo check point again …
But surprisingly it went quite well and my way to Belgrade has been pretty much alright.
After spending the night driving through the country and a quick sleep at one close petrol station parking area, I finally arrived to the old Yugoslavian capital.

Finding the miksaliste camp has been easier than I expected and for the first time, I reach the place at my first attempt.
Then after a quick introduction to the coordination crew, I started the work straight away.

Miksaliste is an ancient gig venue and place that was used for summer festival in the Belgrade waterfront district where most of the cultural life of the city was based.
Nowadays the government is pushing for the art spaces and club to close to rebuild the waterfront in a total different way, with fancy hostels, big ugly buildings etc …
The camp is placed straight in the middle of this area on a square space that could received around a thousand people crowd.
The concerts stages has been removed and used as storage shelves, the containers that were supposed to hosted artists were now used as showers, toilets etc …
Well, the Serbs, seeing the situation that happened in the last summer had handle the crisis with lot of efficiency.

For the last months I got used to it, preparing tea, coffee, sorting clothes, serving food etc … As I told to the volunteers there “only the place and the people change, the work is still the same” …

Telling this made me realise how much I did for the last 7 months, and I was somehow now ready to deal with any kind of situation.
Then, even though the work was still difficult, even if it was still upsetting and painful to see these people struggling to reach a vet life, I was confident enough to handle the whole.
And I would say that volunteering in miksaliste camp has been one of the easiest part of the journey.

It’s maybe coming from the people surrounding me, a bunch of cool Serbian guys and international fellow helpers who’re as much involved as I was.
We’re working all together everyday and were spending most of our evening sipping and talking at the mikser house café or at the KC grad club.
Somehow, I felt like we’re all on the same tune, all pissed off by the horrible news of the Balkans route end, all trying to figure out what would be the best way to help then … All in …

Well, I think that the city has been playing a big part as there was always something to do, always somebody to meet, always something happening and I even found the time to enjoy myself doing something not related to the crisis (realising that it’s been ages since I last did something that wasn’t).

I made good friends, I worked hard and I found true people, good people that shared their experiences and passion with me through our common goal.

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And even although the route was “officially closed” nothing has truly changed and we could see people arriving from Afghanistan, Iraq, north Africa etc …
I even discovered that the city was the reaching point of lot of different other refugees and asylum seekers such as Bosnian, kosovars,Albanian …( The populations that still suffer from the fall of Yugoslavia and the 1999 Balkan war), but also Ukrainian, Russian, Iranian and other people who’re flying their country government for whatever reason, more often because of the lack of human rights, religious and social conflicts…

Every day, at least 30-40 newcomers weren’t crashing first, at Afghani park, the first space in front of the bus and train station and then, at miksaliste.
Every evening you could see at least 30 people sleeping outside in the park or in the streets and was glad the weather was getting warmer by the time, even if it was still cold …